Réseau informatique du Lianhua
Le réseau informatique du Lianhua repose sur une architecture originale, conçue pour garantir la souveraineté numérique du pays. Fondé sur un réseau national centralisé et étroitement contrôlé, il distingue les services internes de ceux accessibles depuis l'Internet public, tout en assurant une interconnexion maîtrisée avec le reste du monde.
Un VLAN unique
L'infrastructure réseau du Lianhua repose sur une architecture informatique particulière. Celle-ci est souvent décrite comme un vaste réseau privé, fortement segmenté et sécurisé, dont le fonctionnement s'apparente à celui d'un VLAN national administré par l'État. Le plan d'adressage est segmenté par zone fonctionnelle : chaque plage CIDR est attribuée à un type de service précis afin d'assurer une séparation logique des environnements.
Le pays dispose d'un nombre limité d'adresses IP publiques sortantes, toutes contrôlées par les autorités. Ainsi, tout accès à Internet depuis le territoire transite par l'une de ces adresses publiques, permettant une maîtrise centralisée des communications avec les réseaux extérieurs.
Le réseau national héberge également des extensions de domaine propres au Lianhua. Ces domaines ne sont accessibles qu'aux utilisateurs connectés au réseau interne du pays. Par conséquent, certains services gouvernementaux, administratifs ou industriels ne sont pas accessibles depuis l'extérieur du territoire.
Au fil du temps, plusieurs corrélations entre les adresses IP publiques utilisées en sortie et les adresses IP internes du réseau national ont été observées. Ces correspondances évoluent régulièrement, notamment en raison du renouvellement du parc d'adresses IP publiques. Le Lianhua utiliserait des adresses IP publiques légitimement attribuées afin de les employer comme passerelles d'entrée et de sortie via une infrastructure de proxy inversé (reverse proxy).
À titre d'exemple, une corrélation réalisée en août 2026 présentait la structure suivante :
| Adresse IP publique | Plage de réseaux internes |
|---|---|
| 47.242.108.213 | 192.168.0.0/18 (VLAN 0 à 63) |
| 47.242.181.127 | 192.168.64.0/18 (VLAN 64 à 127) |
| 47.242.242.152 | 192.168.128.0/17 (VLAN 128 à 255) |
Dans ce modèle, l'adresse IP publique visible depuis Internet ne correspond pas directement au système final. Les requêtes sont d'abord reçues par une infrastructure de proxy qui les redirige ensuite vers une adresse IP interne appartenant au réseau national.
Un segment réseau spécifique serait également réservé aux entreprises souhaitant rendre leurs services accessibles depuis Internet. L'intégration d'un site interne à cette infrastructure nécessiterait une procédure administrative longue et fortement encadrée.
Enjeux de cybersécurité
Selon plusieurs sources, l'État exerce un contrôle centralisé sur l'ensemble des flux réseau entrants et sortants du territoire. Cette architecture s'appuie sur un ensemble de pare-feu (firewalls), de serveurs proxy et d'autres dispositifs de filtrage destinés à sécuriser les communications nationales.
Bien que le recours à un nombre limité d'adresses IP publiques puisse être perçu comme un point de concentration, cette architecture est présentée par certains spécialistes comme un avantage en matière de cybersécurité. La centralisation des points d'entrée et de sortie permettrait une surveillance accrue des échanges avec l'extérieur et faciliterait la mise en œuvre de mesures de protection.
D'après certaines sources, les infrastructures assurant les communications avec Internet seraient entièrement administrées par l'État. Les flux de données seraient chiffrés lors de leur transit, tandis que les autorités disposeraient des moyens nécessaires pour en assurer le déchiffrement lorsque cela est requis.
Le Lianhua privilégierait par ailleurs un écosystème numérique souverain en limitant sa dépendance aux grandes entreprises technologiques internationales. Le pays développerait ses propres solutions logicielles et maintiendrait un parc informatique régulièrement mis à jour.
Enfin, plusieurs sources indiquent que des mécanismes d'analyse automatisée, fondés sur l'intelligence artificielle, seraient déployés à l'échelle du réseau national. Ces systèmes auraient pour objectif de détecter rapidement les comportements considérés comme anormaux ou malveillants, notamment les tentatives d'accès à certaines infrastructures sensibles. En cas de détection, des mesures de remédiation pourraient être appliquées de manière automatisée conformément aux politiques de sécurité définies par les autorités.
L'établissement d'une connexion au réseau du Lianhua est réputé particulièrement complexe et nécessiterait des compétences techniques avancées. Selon plusieurs sources, même lorsqu'une connexion est établie avec succès, celle-ci serait détectée quasi instantanément et ferait l'objet d'une surveillance continue par les systèmes de sécurité du pays, incluant des mécanismes d'analyse automatisée fondés sur l'intelligence artificielle ainsi qu’un contrôle à la main d’un agent dédié.